L'Afrique affiche certains des meilleurs rendements boursiers au monde en 2026
Daba Intelligence
Marchés & Investissement en Afrique
Les marchés boursiers africains affichent cette année certains des meilleurs rendements au monde, alors même que l'or a reculé par rapport à son plus haut niveau de janvier et que les cours du pétrole restent volatils. Les données relatives à certaines places boursières africaines, au 2 septembre, font état de hausses à deux chiffres sur de nombreux marchés, avec en tête le Nigeria, le Zimbabwe, le Ghana et la bourse régionale BRVM.
L'indice NGX All Share du Nigeria a progressé de 71,78 % en dollars depuis le début de l'année 2026, soit la plus forte hausse du groupe. Le Zimbabwe suit avec 70,21 %, tandis que le Ghana affiche un rendement de 57,13 % et que la BRVM a gagné 53,4 %. La Tunisie a progressé de 43,66 %, le Rwanda de 40,3 %, l’Ouganda de 39,08 % et le Kenya de 35,87 %. L’Égypte a progressé de 24,24 %, tandis que l’Afrique du Sud a gagné 5,15 %. Quelques marchés ont pris du retard, notamment le Botswana, l’île Maurice, le Maroc et le Malawi.
Ces hausses contrastent avec les performances plus faibles des matières premières. Les cours de l’or se situent entre 20 % et 22 % en dessous de leur plus haut historique atteint en janvier, tandis que les marchés pétroliers ont connu de fortes fluctuations cette année. Cela a détourné l’attention vers les actions, où les investisseurs privilégient les secteurs nationaux tels que la banque, les télécommunications, la consommation et l’industrie plutôt que de miser uniquement sur l’exposition aux matières premières.
L'Afrique de l'Ouest a été l'un des principaux moteurs de cette reprise. Le Nigeria, le Ghana et le BRVM se classent tous en tête du classement en dollars, ce qui témoigne d'une forte demande des investisseurs tant sur les places boursières locales que régionales. La performance du BRVM est remarquable car elle reflète les gains enregistrés dans huit pays de l'UEMOA, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso.
Cette reprise suggère que les investisseurs accordent davantage d’importance aux perspectives de croissance locales, à la dynamique des bénéfices et à la stabilité monétaire. Si les fluctuations des matières premières continuent d’influencer les économies africaines, les marchés boursiers montrent que les rendements sont de plus en plus tirés par les entreprises nationales et les marchés de capitaux.